Les "Royal News" ont pour objectif de vous informer des dernières actualités publiées sur les Familles Royales du Gotha. Les articles cités ici sont soit des extraits d'articles de presse, parus sur différents sites on-line, dont la source est mentionnée et que pouvez lire en intégralité en cliquant sur le lien, soit des informations fournies par les différents services de presse des Maisons Royales et que Stéphane Bern a synthétisées, traduites ou réécrites en citant ses sources.

Le roi Carl XVI Gustav et la reine Silvia accueillent le pape François en Suède pour les 500 ans de la Réforme de Luther 31/10/2016

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Pour son dix-septième voyage apostolique, le pape François s'est rendu en terre luthérienne pour y célébrer le cinquième centenaire d la Réforme de Luther. Ce lundi 31 octobre 2016, le roi Carl XVI Gustaf de Suède et la reine Silvia ont pris la direction de Lund, une ville située au sud-ouest de la Scanie, à l'extrême sud du pays pour y accueillir le souverain pontife. Le pape François effectue une visite de deux jours en Suède pour y commémorer le 500e anniversaire de la Réforme luthérienne car c’est très exactement le 31 octobre 1517 que Luther afficha en Allemagne, sur le portail de l’église du château de Wittenberg, ses 95 thèses qui allaient déclencher la Réforme protestante.En tailleur bleu outremer sur une blouse crème à col Lavallière, capée et coiffée d'un tambourin assorti bleu, la reine de Suède était aux côtés du roi Carl XVI Gustaf, pour y recevoir le pape François à 13h50 au palais royal de Lund. Ce dernier était arrivé en fin de matinée à l'aéroport voisin de Malmö où l’attendait le Premier ministre suédois Stefan Löfven. Puis le trio a rejoint la cathédrale luthérienne de Lund pour une prière œcuménique, non publique, en présence de dirigeants de l'Eglise du monde entier, programmée à 14 h 30. Le pape devait ensuite regagner Malmö pour une rencontre œcuménique rassemblant près de 10 000 personnes dans le stade couvert Malmö Arena.Les liens entre le Saint-Siège sont nombreux et notamment parce que la reine Christine de Suède est l'une des quatre femmes enterrée à Saint-Pierre de Rome... L'an dernier, le 27 avril 2015, la reine Silvia avait été reçue en audience privée par le pape François au Vatican. Elle était accompagnée de sa plus jeune fille la princesse Madeleine enceinte de son deuxième enfant, de l’époux de celle-ci Christopher O’Neill et de leur fille le petite princesse Leonore, alors âgée de 14 mois. Silvia était alors vêtue de noir, comme il est de coutume lorsqu’une reine protestante rencontre le chef de l’Eglise catholique romaine -seules les reines catholiques sont en blanc-, et avait couvert ses cheveux d’une mantille en dentelle de même couleur.

Reconduit à la tête du gouvernement espagnol, Marianno Rajoy prête serment devant le roi Felipe VI 31/10/2016

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Le conservateur espagnol Mariano Rajoy a prêté serment lundi 31 octobre 2016 pour un deuxième mandat de président du gouvernement en présence du roi Felipe VI, avant de se consacrer pendant trois jours à la formation d'un nouveau cabinet."Je jure de remplir fidèlement les obligations de président du gouvernement en faisant preuve de loyauté à l'égard du roi", a dit Mariano Rajoy, 61 ans, une main posée sur la Constitution espagnole, lors d'une cérémonie retransmise en direct à la télévision.Il a ensuite été salué par le roi Felipe VI, intronisé en juin 2014, et qui a signé dimanche son premier décret nommant un chef du gouvernement.M. Rajoy a prévu de consacrer les trois jours qui viennent à la formation de son prochain gouvernement, qui travaillera dans un contexte très différent de celui du premier cabinet.Entre 2011 et fin 2015, son Parti populaire (PP) disposait d'une majorité absolue au Congrès des députés, qui lui permettait de gouverner à sa guise.Désormais, il devra composer avec un Congrès où son parti n'a que 137 élus sur 350, et où chaque grande réforme devra faire l'objet de tractations avec les centristes de Ciudadanos (32 députés) et d'autres formations: nationalistes conservateurs basques ou catalans, ou socialistes.Selon un haut responsable de son parti, Mariano Rajoy n'a rien laissé filtrer de ses intentions et préviendra les ministres "une demi-heure avant".Cet élu conservateur table cependant sur le départ de ministres en âge de prendre leur retraite, en particulier le ministre de l'Intérieur Jorge Fernandez Diaz, controversé pour avoir cherché à tendre des pièges judiciaires aux indépendantistes catalans ou pour des lois jugées liberticides par la gauche.
Le ministre de la Défense Pedro Morenes et le ministre des Affaires étrangères José Manuel Garcia Margallo pourraient également être écartés.Mariano Rajoy garderait, selon ce haut responsable, la vice-présidente Soraya Saenz de Santamaria ou encore Fatima Bañez, ministre de l'Emploi qui a mené une réforme du droit du travail décriée à gauche car elle a rendu les licenciements moins coûteux. Enfin, il pourrait aussi annoncer l'arrivée de la secrétaire générale du PP Maria Dolores de Cospedal, une proche.M. Rajoy a lui-même annoncé que sa décision serait prise jeudi, à la veille du Conseil des ministres hebdomadaire.

Source : AFP

Disparition à 100 ans du prince Takahito de Mikasa du Japon, oncle de l'Empereur Akihito 30/10/2016

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Le prince Takahito de Mikasa, frère de Hirohito et oncle de l’empereur Akihito, s’est éteint le 27 octobre. Passionné d’orientalisme, le doyen de la famille impériale avait ouvertement critiqué l’agression japonaise contre la Chine. Le prince Mikasa, oncle de l’empereur Akihito, est mort le 27 octobre à l’âge de 100 ans. Il laisse le souvenir d’un membre de la famille impériale qui condamna la guerre menée par le Japon et resta profondément attaché, comme le monarque actuel, aux valeurs démocratiques introduites après la défaite de 1945.Né le 2 décembre 1915, le prince, frère cadet de l’empereur Showa (Hirohito), était un passionné d’orientalisme. Il avait étudié à l’université de Tokyo et il enseigna quelques années à l’université des beaux-arts de Tokyo. Il avait également été président honoraire du Centre culturel du Moyen-Orient.Au cours de la guerre en Chine (1937-1945), officier dans l’armée impériale, il ne partageait déjà pas les ambitions de son pays. Au lendemain de la défaite de 1945, il avait ouvertement critiqué l’agression japonaise en Chine. Dans un entretien au quotidien Yomiuri en 1994, il avait dénoncé l’armée impériale pour sa brutalité : « J’ai été profondément choqué quand un officier m’a dit que la meilleure manière pour entraîner les jeunes soldats au combat à la baïonnette consistait à utiliser les prisonniers de guerre comme cible. » En 1998, lors du dîner au Palais impérial en l’honneur du président chinois Jiang Zemin, il avait dit à ce dernier : « En tant qu’officier à Nankin, j’ai vu de mes yeux les exactions commises par l’armée japonaise et je tiens à présenter mes excuses au peuple chinois ». Lorsque, immédiatement après la défaite, se posa la question du sort de l’empereur Hirohito, le prince Mikasa incita son frère à renoncer au trône pour assumer ses responsabilités dans une guerre menée en son nom. D’autres voix s’étaient élevées dans l’entourage du monarque souhaitant qu’il abdique. Hirohito lui-même y pensait et s’était renseigné sur les précédents d’une abdication, mais il hésitait à franchir le pas. Le général Douglas MacArthur, commandant des forces alliées au Japon, estimant que le maintien de l’institution impériale et de Hirohito était nécessaire pour faciliter l’occupation en ménageant les nationalistes, mena une campagne pour exonérer le monarque de toute responsabilité morale qui aurait pu entraîner sa mise en examen au titre de crimes de guerre. Et par la suite l’empereur devait passer pour avoir été l’otage des militaires.En décembre 1946, le prince Mikasa publiait un article dans lequel il critiquait la nouvelle loi sur la Maison impériale qui nie au monarque le droit d’abdiquer comme c’était le cas depuis l’époque Meiji (1868-1912) : une question d’actualité depuis qu’en août l’empereur Akihito a annoncé souhaiter se retirer. En novembre 1946, alors que venait d’être annoncé le projet de Constitution, écrite sous la houlette de l’occupant américain, il avait rédigé une contre-proposition arguant du fait que refuser à l’empereur le droit à abdiquer était contraire à l’article 18 de la nouvelle Loi fondamentale qui stipule que « nul ne doit être soumis à une sujétion quelconque ». La prise de position du prince ne fut connue qu’en 2003. Dans les années 1950, le prince Mikasa exprima aussi son opposition lorsque le gouvernement de l’époque décida de faire du 11 février (date supposée de l’intronisation de l’empereur Jimmu en 660 avant notre ère) une fête nationale en faisant valoir qu’aucune recherche historique n’étayait ce fait.Défenseur des dispositions pacifistes de la Constitution de 1947 (que le premier ministre Shinzo Abe entend réviser), le prince Mikasa estimait qu’« en raison de la guerre qu’il mena, le Japon a[vait] perdu la confiance du reste du monde. Pour la recouvrer, il d[evait] s’engager solennellement à ne plus jamais se livrer à une agression ». « Malgré la tragédie de la défaite et du jugement du Tribunal militaire international, je me suis senti libéré de la prison sans barreau qu’était le système impérial d’avant-guerre », écrivit-il plus tard.Bien que membre de la famille impériale, il se disait heureux d’avoir mené la vie d’un professeur empruntant les transports en commun et goûtant les joies simples de ses homologues de l’université. Membre le plus âgé de la famille impériale, le prince Mikasa avait été proche de son frère aîné et il le fut aussi de son neveu, l’empereur Akihito.

Source : Le Monde

Des milliers de Thaïlandais en deuil viennent en masse se recueillir devant la dépouille du roi Bhumibol au Grand Palais de Bangkok 29/10/2016

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De nombreux Thaïlandais ont parcouru des centaines de kilomètres et dormi sur place pour rendre un dernier hommage à Bhumibol Adulyadej, décédé le 13 octobre à 88 ans, après un règne de 70 ans, et considéré comme un demi-dieu par la plupart de ses compatriotes. Depuis son décès, des milliers de personnes se pressent chaque jour devant les portes du complexe du grand palais, dans le vieux Bangkok, pour chanter ou prier en son honneur.Mais, pour la première fois samedi 29 octobre 2016, la foule a été autorisée à pénétrer dans la salle du trône où repose dans un cercueil la dépouille du monarque, hors de vue, près d'une urne dorée. La crémation ne devrait pas avoir lieu avant une année.Les autorités ont renoncé samedi à limiter à 10.000 le nombre de visiteurs par jour alors que la foule atteignait 100.000 personnes, d'après les estimations d'une cellule installée à l'extérieur du grand palais.Mais Sansern Kaewkamnerd, un porte-parole du gouvernement, a appelé le peuple à «ne pas se précipiter les premiers jours», la salle du trône devant rester ouverte aux visiteurs «pour longtemps».La junte a encouragé les manifestations publiques de masse et même organisé des liaisons par autocars et trains gratuits pour acheminer les gens vers Bangkok.Les personnes voulant entrer dans le palais doivent respecter des consignes vestimentaires très strictes: vêtements noirs obligatoires, jupes longues pour les femmes et chaussures fermées.Le respect du deuil royal est un sujet très sensible en Thaïlande: la junte dit avoir renforcé la surveillance des réseaux sociaux pour traquer tout commentaire relevant du lèse-majesté. Les militaires sont au pouvoir depuis un coup d'Etat en mai 2014 qui visait notamment à protéger la monarchie.Dans les rues de Bangkok, de grands portraits du roi recouvrent des centaines de panneaux publicitaires et toutes les télévisions diffusent le programme officiel montrant des documentaires sur la vie du monarque ou des cérémonies royales en cours. Les habitants sont vêtus de noir ou de blanc, couleurs du deuil.Quelques heures après la mort de Bhumibol, le prince héritier Maha Vajiralongkorn avait demandé un «délai» avant de monter sur le trône. Prem Tinsulanonda, principal conseiller du roi, est devenu régent.Le soutien à la monarchie a souvent permis aux Thaïlandais de se fédérer alors que la politique déchire la société.

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